Cela fait aujourd'hui un an jour pour jour que je me suis brisé la clavicule contre un kangoo de La Poste et à l'heure du bilan, je pense avoir retrouver 99% de capacités. Malheureusement depuis le début de l'année, on assiste à une croissance impressionnante du nombre d'accidents avec souvent des conséquences bien plus graves qu'une simple fracture. Le port du casque et le respect du code de la route semblent être les seuls moyens que nous ayons pour assurer notre sécurité. N'oublions pas non plus que si nous faisons attention aux autres, les autres ne font pas attention à nous pour autant... Ceci étant dit, la paranoïa ne doit pas non plus nous arrêter.
Sur ce principe j'ai d'abord participé au Clements Aquathlon (800 yards en bassin et 3 miles) où, après être sorti en tête de l'eau je ne suis arrivé que 3ème, m'étant perdu dans le désert ; il fallait passer à droite du cactus et je suis passé à gauche, et puis quel cactus d'abord ? y'a que ça. Bref après un petit détour, j'ai commencé à remonter des concurrents pour finir à 20" du premier.
J'avais ensuite prévu de participer au Sahurita Triathlon, un sprint rallongé à 15 miles au sud de Tucson et, comme ce n'était pas très loin, autant y aller en vélo en guise de warm-up. Je m'étais bien entraîné, bien reposé, bien hydraté, pas d'excès de buritto, la totale, et je me sentais plutôt bien. 4h45 c'est parti, je croise un coyote qui cherchait son petit déjeuner (des lapins, pas mes mollets). le soleil se lève, comme c'est beau, tout ça... et crac. L'un des rayons de ma roue arrière se rompt. Forcément ça devait arriver, vu les routes défoncées ; ils s'en foutent les 'ricains ils roulent en Hummer. Bon. Plus grand chose à faire si ce n'est changer la chambre qui en a profité pour se percer et desserrer l'étrier de frein pour rentrer tranquillement à la maison. C'était sans compter sur un minuscule morceau de verre incrusté dans mon pneu et qui m'avait échappé. De nouveau à plat 1 mile plus loin, je réalise que je n'avais qu'une chambre et qu'il va falloir rentrer sur la jante et condamner ce pneu déjà transpercé de part en part. Je croise une cycliste : "je crois que t'es pas arrivé au triathlon", puis un piéton : "je crois que tu as crevé", "merci j'avais pas vu...", sic. Même les lapins se moquaient de moi... J'espère que le coyote les a dévorés. Bref 6h du mat', retour au lit, petit pincement au coeur vers 6h30 quand le départ à dû être donné, sans moi.
Sur ma faim je me suis inscrit au Tucson Parks and Recs Aquathlon (même format) deux jours plus tard. Bien décidé à me rattraper je nage fort, sors avec 2' d'avance sur le second et pars à pied avec de bonnes sensations. Les marques sur le sol défilent et j'attend avec impatience le demi-tour pour constater l'écart. c'est en arrivant sur 22nd street que je me rappelle du briefing disant que le demi-tour était avant. Rraaah, je l'ai raté! Normal il fait nuit, peu de lampadaires et alors que j'attendais au moins un cône il n'y avait qu'uns flèche dessinée à la craie sur le sol. Qu'importe, on est sensé connaître le parcours. je repars donc, constate que je n'ai pas perdu la tête de la course pour autant et termine à bloc, complètement desséché (il fait encore au moins 30°), pour voir si j'arrive à ne pas m'arrêter sur 5 bornes à cause d'un point de côté. réponse : oui, mais ça fait mal. A petite course petite victoire, mais qui fait plaisir quand même.
Les amateurs d'excuses pourries (mais bien réelles) devraient apprécier ce récit. Pour ma part, il s'agira d'éviter ses stupidités samedi prochain pour le Tribal Sprint de Lake Pleasant, l'une des rares courses dotées d'un prize money.